Le sénateur Joseph Ngalamulume a réagi à la récente prise de parole de l’ancien président Joseph Kabila. Dans une déclaration politique, il remet en question la légitimité de cette intervention et l’interpelle sur sa position face à l’agression dont la République démocratique du Congo est victime dans sa partie orientale.
Dans sa réaction, Joseph Ngalamulume s’appuie notamment sur les articles 69 et 77 de la Constitution congolaise pour contester la prise de parole de l’ancien chef de l’État. Il estime que cette intervention soulève des questions quant au respect des prérogatives constitutionnelles du président de la République.
Au-delà de cet argument juridique, le sénateur reproche à Joseph Kabila de critiquer les autorités en place sans, selon lui, condamner suffisamment clairement les actions du mouvement M23/AFC et l’implication du Rwanda dans le conflit à l’Est du pays.
« Comment peut-on prétendre défendre le Congo sans condamner ceux qui attaquent son territoire ? », s’interroge-t-il, dénonçant ce qu’il considère comme un décalage entre les critiques adressées au pouvoir actuel et la nécessité de défendre l’intégrité territoriale de la RDC.
L’élu remet également en question le bilan sécuritaire de l’ancien président. Contrairement à l’image d’un Congo uni et en paix que Joseph Kabila associerait à son passage au pouvoir, Joseph Ngalamulume évoque une période marquée, selon lui, par des concessions et une dépendance envers le Rwanda.
Pour le sénateur, la situation actuelle s’explique notamment par la volonté du président Félix Tshisekedi de défendre la souveraineté nationale et de rompre avec ce qu’il qualifie de soumission. Il affirme ainsi son soutien à une RDC « debout, unie et indivisible ».
Cette sortie de Joseph Ngalamulume s’inscrit dans un débat politique sensible sur les responsabilités des dirigeants congolais, la gestion des relations avec le Rwanda et les voies à suivre pour mettre fin au conflit dans l’Est du pays.
Jadot Lukadi /KasaïActu.net






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